Aller au contenu
infralogs
Menu

Guide

Wi-Fi public : quelles données de connexion conserver, et combien de temps ?

Offrir un accès internet à ses visiteurs fait de vous un fournisseur d'accès au sens de la loi. Voici ce que la CNIL indique de conserver, et comment le faire sans y passer vos journées.

Publié le · par l’équipe Infralogs

Qui est concerné

La CNIL vise « les organismes qui offrent un accès internet au public » et cite les communes, les bars, les restaurants, les cafés, les hôtels et les trains. Un camping ou une médiathèque qui ouvre son Wi-Fi est dans la même situation, que le service soit payant ou gratuit. Les entreprises et les administrations ne sont pas concernées pour le Wi-Fi de leurs salariés, mais elles le sont dès qu’elles ouvrent un accès à leurs visiteurs.

Ce qu’il faut conserver, et combien de temps

Données Exemples Durée
Données techniques de connexion adresse IP et port, identifiants d’appareil 1 an
Informations de compte identifiant, pseudonyme 1 an
Identité civile, si vous la recueillez nom, prénom, adresse 5 ans
Données utiles à la sécurité du réseau et des installations liste détaillée par la CNIL 3 mois au plus

L’organisme n’est pas tenu d’identifier ses utilisateurs pour un simple accès Wi-Fi. La conservation se limite alors aux données techniques. La CNIL rappelle aussi le principe de minimisation : ne garder que les données strictement nécessaires. Ne pas conserver les données requises expose à des sanctions pénales.

Où se trouvent ces données dans votre réseau

Elles ne sont pas en un seul endroit. Trois sortes de journaux se complètent :

  • les bornes Wi-Fi, qui notent quel appareil s’est associé et quand ;
  • le serveur DHCP, souvent le routeur, qui note quelle adresse a été attribuée à quel appareil ;
  • le pare-feu ou le routeur de sortie, qui note la traduction d’adresses vers internet.

Pour retrouver un appareil à partir de l’adresse publique et du port qu’une autorité vous communique, il faut que la traduction d’adresses soit journalisée. C’est un réglage de votre équipement, à vérifier une fois.

Ce que fait Infralogs

Infralogs reçoit les journaux de vos bornes, de votre routeur et de votre pare-feu, et les conserve douze mois en France. Ils se retrouvent par date, par site et par adresse, et s’exportent en archive pour répondre à une demande. Une alerte vous prévient si une borne ou un routeur cesse d’envoyer : un trou dans les journaux se voit le jour même, pas un an plus tard.

Les équipements les plus courants des réseaux ouverts au public sont pris en charge : MikroTik, TP-Link Omada, Ubiquiti UniFi, les bornes FortiAP, et les pare-feu pfSense et OPNsense.

Sources

Questions fréquentes

Une mairie qui offre le Wi-Fi à la médiathèque est-elle concernée ?

Oui. La CNIL cite les communes parmi les organismes qui offrent un accès internet au public.

Le Wi-Fi des salariés est-il concerné ?

Non, pas au titre de cette obligation. Il l'est dès que le même réseau est ouvert aux visiteurs.

Faut-il demander l'identité des utilisateurs du Wi-Fi ?

Non. La CNIL indique qu'un organisme n'est pas tenu d'identifier les utilisateurs d'un simple accès Wi-Fi. S'il choisit de le faire, ces informations se conservent cinq ans.

Branchez un premier équipement aujourd’hui.

La démo est gratuite et sans carte bancaire : 3 collecteurs pendant 30 jours.